12/11/2008

LE ROLE DU SERGENT

Devoirs du sergent

 sommaire :

1. Grade, fonctions, etc

2. En route, au camp, en détachement

3. Sergent de semaine

4. Sergent de ronde

5. Sergent instructeur

 

  1. Grade, fonctions, etc.

 

Le titre de sergent est un des plus anciens termes du langage militaire ; a son origine, il signifiait simplement « homme au service ». Depuis Louis XII, cette expression a désigné le grade des sous-officiers de la première classe. On calculait ordinairement dans les ordonnances de composition, à raison d’un sergent pour 20 soldats. Le calcul est aujourd’hui à raison d’un sergent pour 30 soldats.

Le sergent commandait les postes depuis 12 hommes jusqu’à 18 et un caporal ; et même 24 hommes et 2 caporaux. L’augmentation de force des compagnies veut que les postes qu’il est susceptible de commander s’élèvent jusqu’à 30 hommes. Au dessus de ce nombre, le poste est commandé par un officier, sous l’autorité duquel le sergent  maintient l’ordre et assure l’exactitude.

Le sergent n’a de tambour sous ses ordres qu’à la garde de police en garnison, ou bien à la garde du camp.

Le cas où il commande une garde d’honneur, est celui où cette garde est accordée à un tribunal de première instance.

Il a deux fonctions distinctes à remplir, la surveillance et le service.

La première s’exerce continuellement sur les caporaux ;  les détails de la seconde attribution se ramifient suivant les différents emplois qu’il exerce comme sergent de semaine, de planton, de garde, de ronde, en détachement, sergent-instructeur, sous-officier de remplacement, d’encadrement, garde-enseigne, guide de gauche, guide général, et serre file.

Le devoir de sergent, ne consistant pour ainsi dire que dans l’exécution des ordres qu’il reçoit, dans l’application des règlements qu’il est censé connaître, dans la surveillance par laquelle il maintient les caporaux dans l’observance continuelle des devoirs qui vont être expliqués, etc. ; il suffit d’en parler ici d’une manière succincte.

Le sergent, chef de subdivision, est responsable de ses deux escouades envers le sergent-major et les officiers de la compagnie ; il en fait l’appel devant eux ; il tient inscription des effets de linge et chaussure des hommes composant sa subdivision, et assiste aux inscriptions faites sur leurs livrets.

En garnison, les sergents logent et font ordinaire ensemble, mettant à l’ordinaire 5 centimes de plus que le soldat, à l’ordinaire duquel ils ne peuvent vivre qu’en campagne, ou bien s’ils sont séparés du bataillon ; en tout temps, ils sont exempts des corvées d’ordinaire et de chambrée. Les sergents d’une même compagnie logent à la caserne dans une même chambre, et ils couchent deux à deux en route.

C’est un sergent qui est chargé de porter le mot d’ordre aux généraux de brigade, etc.

  1. En route, au camp, en détachement

 

En route, ils ne doivent jamais coucher ni loger avec les soldats. Dans la colonne de route, ils se tiennent aux ailes des pelotons, et des sergents restent de bataillon en bataillon, dans les villages, pour empêcher qu’aucun soldat ne s’y arrête.

Les sergents portent les grands bidons de vinaigre et sont responsables de la marmite de supplément.

Au camp, les sergents prennent le commandement de la tente ou ils se trouvent, et y couchent avec les soldats. A l’arrivée au camp, le sergent commandé a cet effet, va planter le faisceau à la place marquée.

Lorsqu’ils y sont de police, ils replient, couchent, plantent et déploient les drapeaux.

Au camp, le sergent de piquet assiste au cercle de l’ordre. Le sergent des gardes extérieures est chargé d’aller à la découverte.

Ce sont les sergents de garde des postes du camp qui vont reconnaître avec quatre fusiliers, les troupes ou officiers généraux qui passent ; ils crient « halte là, qui vive ? » et après qu’il leur a été répondu « France », ils demandent «  de quel régiment ou de quel grade ? ». Quand ils ont reconnu la troupe, ils détachent un des quatre fusiliers au commandant du poste, et ne laissent passer qu’après que l’ordre leur en a été envoyé.

Le sergent envoyé en détachement, ne part point sans avoir dressé un contrôle des hommes qui le composent, afin d’en pouvoir tenir jour par jour les mutations. Il s’assure qu’ils sont porteurs de leurs livrets, que le prêt et les distributions leur sont faites, et qu’ils n’ont aucune réclamation à élever. Il fait l’inspection de leur armement, habillement et chaussure.

Il emporte, s’il y a lieu, un certificat signé du conseil d’administration qui constate jusqu’à quelle époque a été payée la troupe. Il marche comme il est dit. Il se fait précéder d’une petite avant-garde, et d’éclaireurs s’il est nécessaire.

Lorsqu’il est rendu à sa destination, il établit sa troupe dans le plus petit espace possible ; il se loge au centre. Il pose sa garde de police, ainsi que les postes qui garantissent sa sûreté. Il indique un lieu du rassemblement en cas d’alarme. Il fait la reconnaissance des environs de ses logements, des gués, des défilés, des chemins par lesquels l’ennemi pourrait déboucher. Il combine ses issues et le moyen de retraite, dans le cas où il serait poussé par un ennemi supérieur ( En supposant que son ordre ne l’obligeât pas de se battre jusqu’à la dernière extrémité ) ; il prend toutes ses mesures de défense, comme abatis, barricades, fossés, retranchements, etc., et il se fait aider, s’il est nécessaire, par les habitants du lieu. S’il est à proximité de l’ennemi, il défend à sa troupe de se déshabiller la nuit, et de quitter le poste pendant le jour. En tout état de choses, il veille à ce que sa troupe ne se dissémine pas, qu’elle vive en bonne intelligence avec les habitants, qu’elle respecte les personnes et les propriétés ; qu’elle se rende exactement aux appels, et qu’elle reçoive ses distributions avec régularité ; il visite souvent les logements ; il passe des inspections et des revues de ses soldats ; il fait des rondes ; il commande des patrouilles ; il fait chaque matin le rapport et donne l’ordre du jour. Il fixe les heures de la retraite, suivant la saison.

  1. Sergent de semaine

Le sergent de semaine concourt à remplir les devoirs prescrits, et se trouve chargé de les accomplir, toutes les fois que le caporal de semaine est absent.

Le sergent de semaine ne peut quitter la caserne sans être convenu avec le caporal que celui-ci sera présent pour répondre à tout en son absence. Le sergent de semaine envoie par écrit, après l’appel du matin, au commandant de la garde de police, les noms et les numéros des chambres des soldats indisposés.

Il passe à neuf heures et demie, l’inspection des hommes de garde que lui amène le caporal de semaine, examinant d’abord la tenue des hommes, et  s’assurant ( si c’est en hiver ou dans le mauvais temps ), qu’ils sont revêtus des vieux habits distribués aux compagnies pour le service ; il se fait ensuite accompagner de ce même caporal, pour examiner les soldats, homme par homme. Il se fait rendre compte du nom des hommes qui manquent, et de la cause de leur absence.

A dix heures et demie, quand on bat les trois roulements, le sergent de semaine conduit ses hommes à l’officier de semaine.

A l’instant de la soupe du matin, le sergent de semaine remet à l’officier de semaine ( qui doit aussi y assister, hormis les jours d’exercice, parce qu’alors la visite des chambrées ne se fait qu’à l’heure du souper ), le nom des hommes qui n’y ont pas été présents.

Le sergent de semaine se rend sur la place d’armes, en même temps que les gardes du jour. Il s’y place en bataille, ayant son fusil sans baïonnette, son sabre et point de giberne ; il assiste ensuite au cercle de l’ordre. De retour au quartier, il donne l’ordre de service aux caporaux.

Lorsque les gardes rentrent au quartier, et qu’elles ont monté la garde avec les armes chargées, il veille à  ce que les fusils soient déchargés sous ses yeux avec un tire-balle.

4. Sergent de ronde

 

La ronde est un moyen de surveillance qu’un sergent, commandé à cet effet, exerce sur les sentinelles des postes, en parcourant les remparts.

Les rondes simples se font le plus ordinairement pendant la nuit ; elles diffèrent de la ronde major, en ce qu’elles ont pour objet de tenir les sentinelles en éveil, et de voir ce qui se passe hors la place ; et que le bute de l’autre est de s’assurer, en outre, si tous les postes ont exactement le mot d’ordre, et si les chefs de poste font régulièrement poser les sentinelles aux lieux ordonnés.

Dans les garnisons, les sergents, ou sergents de garde, peuvent être commandés de «  ronde » comme les officiers ; mais ceux des grenadiers ne sont point sujets à cette espèce de service.

Les officiers et sous-officiers de « ronde » sont porteurs d’un « marron » ou pièce de cuivre ou de fer blanc percée en son milieu, et sur laquelle est indiquée l’heure de la ronde.

Ils glissent ce marron dans un tronc ou il s’enfile sur une fiche soudée en dedans ; ils signent en outre sur un registre destiné à cet effet, sans laisser d’intervalle entre leur signature et celle qui précède ; par ce moyen, ils fournissent à l’état-major la preuve qu’ils ont ponctuellement obéi à l’ordre de l’aubette ou de la parade, qui les commandait de « ronde ».

Les sous-officiers portent eux même leur fallot, et sen mettent en marche en suivant exactement le parapet, après avoir pris le mot du commandant du poste d’où la « ronde » a dû partir.

Si les rondes font quelques découvertes qui intéresse la sûreté de la place, elles en avertissent les postes voisins, et vont en informer de suite le commandant de la place. Si le bon ordre est troublé, elles préviennent le poste le plus voisin. Si les sentinelles sont en faute, les rondes en avertissent le commandant de leur poste.

Quand deux rondes se rencontrent, la première qui découvre l’autre crie « qui vive ? », l’autre répond « ronde » en disant de quelle espèce. La première s’annonce ensuite, et, quand elles se joignent, le grade inférieur, ou à grade égal, le militaire du moins ancien régiment donne le « mot » (1). si le grade et le régiment étaient le même, la ronde, qui la première à découvert l’autre, a le droit d’exiger le mot. Dans tous les cas, c’est à la ronde major à recevoir le mot.

Dans les circonstances extraordinaires, il est fait des contre-rondes et doubles-rondes.

Au camp, il est fait la nuit des rondes par un adjudant-major, pour s’assurer si les sergents et leurs fusiliers sont en règle. Elle équivaut à la ronde-major, avec cette différence, que cet adjudant-major se fait reconnaître en donnant le mot.

 

(1)   Règlement de service du 1er mars 1768, tit.15, art. 27. Une explication plus précise serait à désirer ; l’ancienneté de régiment est ici une expression vague, puisque le numéro de régiment ne l’indique point. Si l’une des rondes appartient à un régiment de la ligne, et l’autre à un régiment d’infanterie légère, qui tous deux auraient le même numéro, quelle est la ronde qui donne le mot ?. Si elles appartiennent à des troupes nationales et étrangères d’ancienneté égale, la difficulté est la même.     

 

5.   Sergent instructeur

S’il est chargé de l’instruction des travailleurs, il leur donne leçon deux fois par semaine, depuis le 1er mai jusqu’au 1er août et trois fois par semaine, depuis le 1er août jusqu’au 1er octobre.

Voici la définition des termes élémentaires les plus usuels. Un instructeur doit se pénétrer de leur sens exact, pour pouvoir faire avec précision l’explication et la démonstration des principes qu’ils expriment.

Notions générales :

Théorie

Démonstration et explication des principes ; C’est en général une étude spéculative

Files

C’est un composé d’hommes les uns derrière les autres, à un pied de distance. Elles se forment de trois hommes en temps de guerre, de deux hommes en temps de paix. Nous n’avons pas vu la formation sur deux rangs être usitées, si ce n’est pendant quelques temps, par l’infanterie légère.

Files ouvertes, ou rangs ouverts

C’est un composé d’hommes à un mètre ( 3 pieds ) de distance, quand on est en march. A 2 mètres ( 8 pieds ), quand on est de pied ferme.

Files en arrière d’un seul côté

Mouvement qui a pour principe de présenter le premier rang sur le front et sur un flanc

Files en arrière de deux côtés

Mouvement qui a pour principe de présenter le premier rang sur le front et les deux flancs

Chef de file

Sous-officier ou soldat derrière lequel un autre marche soit par le flanc, soit en colonne, soit en bataille

Serre-file

Officier ou sous-officier placé pour la surveillance des rangs qui le précèdent. Il est en quatrième rang en temps de guerre, en troisième rang en temps de paix

Rangs

Composé d’hommes coude à coude, ne devant occuper qu’un demi-mètre ( un pied et demi ) d’espace.

Front

Face d’un rang, soit en bataille, soit en colonne.

Ordre ou ordonnance

La formation actuelle d’une ligne s‘appelle « ordre mince ». le mot « ordre » s’applique plus particulièrement aux grandes opérations et à la disposition des différentes armes.

Hauteur

Signifie épaisseur. On dit être sur deux ou trois de hauteur.²

Formation

Etablissement ou rétablissement en bataille d’une troupe dispersée ou en colonne. La formation en bataille d’une colonne, dont les subdivisions conversent, pour se former en ligne sur l’un des flancs, a lieu de pied ferme au pas ordinaire ; mais Sa Majesté fait souvent former en marchant et au pas accéléré.

Rétablissement en front des files d’une subdivision mises en arrière. Réunion de deux subdivisions qu’on avait rompues en marchant ; ( les principes, dans ce dernier cas, consistent à obliquer du côté opposé au guide, et à respecter et conserver la ligne sur laquelle il se prolongeait ).

Tiroir

 On appelle ainsi la place qu'occupe le second rang; il y a une manière de défiler en tiroir non prescrite par l'ordonnance, amis usitée.

Pied ferme

Etat d’immobilité d’une troupe ou d’une partie d’une troupe

Marche

Il n’y en a que trois sortes : en bataille, en colonne, et par le flanc

Par le flanc

Quart de conversion d’un homme

Demi-tour

Demi-conversion d’un homme

Division

Réunion de deux pelotons sous le commandement du plus ancien chef de peloton

Peloton

Compagnie en manœuvre. Le mot compagnie n’étant employé que pour l’administration

Section

Demi peloton

Subdivision

Terme générique qui exprime les fractions d’une colonne, soit qu’on la rompe en divisions, pelotons ou sections

Profondeur

C’est l’épaisseur ou hauteur d’une colonne, de même que la hauteur est la profondeur ou épaisseur d’une ligne

Encadrement

Un bataillon, une division, un peloton, sont encadrés, une section ne l’est pas. On appelle aussi encadrement le sergent de gauche du bataillon.

Rompre

Ployer une ligne de pied ferme au pas ordinaire par subdivisions ( Sa majesté fait ordinairement rompre au pas accéléré ). Ployer, en marche au pas ou au pas accéléré ( une subdivision en deux parties ; dans ce dernier cas, il y a à observer deux principes :

 1° : rompre de manière que la première ou dernière subdivision se trouve en avant, suivant que la colonne marche dans l’ordre direct ou renversé et de manière que la colonne faisant halte après avoir rompu, elle ait ses subdivisions dans une disposition telle qu’elles puissent se reformer en bataille par les principes naturels, sans que l’ordre de ligne soit troublé.

2° : pour rompre, obliquer du côté opposé au guide, et par conséquent négliger et perdre la ligne sur laquelle se prolongeait les guides.

 

Colonne

Ordre d’un bataillon rompu

Colonne à distance entière

Colonne dont les subdivisions sont espacées entre elles, dans une proportion qui égale l’étendue du front d’une de ces subdivisions

Colonne dans l’ordre direct

Ayant la droite en tête

Colonne renversée

Ayant la gauche en tête

Colonne à demi-distance

Colonne dont l’espacement des subdivisions égale un demi-front de l’une de ses subdivisions

Colonne serrée

Colonne dont la proportion des distances est de trois pas. Cet espacement donne à une colonne le nom de « masse »

Déploiement

Formation des colonnes en bataille. Cette formation, au lieu de s’exécuter par le moyen des conversions, s’exécute par la marche des subdivisions qui ( quel que soit leur espacement ), manoeuvrent parallèlement à leur front. Elles se portent, suivant leur ordre naturel, par la marche de flanc d’abord, par la marche de front ensuite, sur la ligne où se trouvent, soit la subdivision de base, soit les subdivisions antérieures. Sa Majesté fait déployer en ne faisant halte que sur la ligne.

Prendre la distance

Rétablir entre les subdivisions, à demi distance ou serrée, un vide presque carré.

Guide

Sergent fermant une aile de subdivision ; le second sergent est guide dans l’ordre direct, le remplacement est guide dans l’ordre inverse. Un guide n’est pivot fixe que dans les conversions pour se reformer ; il n’a de fonctions en bataille que comme jalonneur ; il n’en a point de particulière dans la marche de flanc. Dans une colonne en marche, il n’y a point de cas où il cesse de faire son pas de deux pieds, si ce n’est quand il est ordonné à toute la subdivision de marquer le pas.

Remplacement

Fonction du premier sergent, ainsi désigné parce qu’il prend la place du capitaine, lorsque celui-ci s’absente ; quand on fait par le flanc ; quand on rompt.

Déboîter

Sortir d’un alignement, soit parallèle, soit perpendiculaire. Cesser de faire partie d’une ligne, d’un rang, d’une file. Cette expression s’applique également soit à une subdivision, soit à un individu

Pivot

Homme placé à l’aile sur laquelle appuie la conversion ; il est pivot fixe, s’il doit stationner ou marquer le pas ; il y a des cas où son pas est d’un sixième de mètre ( 6 pouces ) ; d’autres, où il est d’un tiers de mètre ( un pied )

Aile

Chaque extrémité d’un front

Conversion

Circulation autour d’un centre, de manière à regagner le point du départ. La conversion par rangs, opérée de pied ferme, a un pivot qui représente un centre, et une aile marchante qui représente une circonférence. La conversion par homme est égale au mouvement qu’il exécuterait en faisant quatre fois par le flanc du même côté

Conversion de pied ferme ou à pivot fixe

Ce n’est vraiment qu’un quart de conversion à pivot stationnaire

Conversion en marchant ou à pivot mobile

Ce n’est qu’un quart de conversion par rangs

Changement de direction

Portion de conversion d’une subdivision sur un angle variable. Les conversions d’un bataillon en marche s’appellent « changement de direction » ; les changements de direction d’une colonne en marche s’appellent « conversion »

Demi à-droite

C’est la huitième portion d’un cercle ou le demi-quart de conversion, soit d’un rang, soit d’une ligne sur plusieurs rangs

Contre-marche

Mouvement qui rétablit l’ordre direct d’une colonne ou qui produit l’effet opposé ; l’emploi de ce mouvement résulte de cette règle, qu’une colonne ne doit jamais marcher ni par le pas en arrière, ni par son troisième rang. Son principe est de faire toujours par le flanc du côté opposé au guide, et par file du côté du premier rang.

Ligne de bataille

Ordre d’un bataillon en bataille sur deux ou trois rangs. Détermination du lieu où on veut le former. Réunion d’un nombre indéterminé de bataillons en bataille. On distinguera 1ère et 2ème ligne ; elles sont à 196 mètres ( 300 pas ) de distance. Le passage  des lignes est la marche par laquelle la 1ère et 2ème ligne se traversent mutuellement.

Echarper

Marcher en bataille sur une ligne fausse, une aile étant trop en avant par rapport à l’autre

Potence

Disposition d’une troupe qui marche en arrière et perpendiculairement à un front, soit de subdivision, soit de bataille, et dont le plan peut se comparer à la forme d’un manche de hache. La potence est le contraire du « crochet »

Intervalle

Espace vide entre les bataillons en bataille ; il doit être maintenant à 30 mètres ou d’un demi-front de peloton. Espèce d’embrasure ou meurtrière à l’usage de l’artillerie de campagne. Une ligne pleine est une ligne sans intervalle

Border la haie

Former plusieurs rangs en un seul. Recoudre les trois rangs sur une même ligne

Inversion

Formation en bataille, la gauche en tête

Sergent d’encadrement

Celui qui est placé à l’aile gauche du bataillon en bataille

Caporal d’encadrement

Celui qui est placé à l’aile gauche du troisième ra,g du bataillon en bataille

Flottement

Déviation et bris d’alignement d’une troupe qui marche en ligne, sur une fausse perpendiculaire

A coups

Temps d’arrêt. Résultat du flottement

Carrés

Front quadruple, ou formation quadrangulaire, face en dehors. C’est presque toujours un parallélogramme

 

17:20 Écrit par Serg sapeur Dom dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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